Publié le Mardi 13 janvier 2026 à 16:15:26

Regragui répond aux polémiques

Regragui répond aux polémiques

Avant le choc Nigeria–Maroc en demi-finales de la CAN 2025, le sélectionneur des Lions de l’Atlas a tenu à défendre son équipe face aux accusations de favoritisme, rappelant que les débats arbitrals font partie du football partout dans le monde.

Marquée par de nombreuses interrogations autour de l’arbitrage et de l’utilisation de la VAR, la CAN 2025 entre mercredi dans sa phase décisive avec les demi-finales Sénégal–Égypte et Nigeria–Maroc. À la veille de ce dernier choc, le sélectionneur des Lions de l’Atlas, Walid Regragui, a tenu à répondre longuement aux critiques visant les décisions arbitrales, que beaucoup estiment favorables au Maroc depuis le début du tournoi.

Visiblement agacé par ces accusations, le technicien marocain a d’abord dénoncé un climat qu’il juge malsain. « C’est regrettable de toujours s’engouffrer dans ce type de débat. On donne l’impression que certaines victoires ne se jouent que de cette manière », a-t-il expliqué. Avant d’ajouter : « En Afrique, il y a toujours eu des polémiques autour de l’arbitrage, mais c’est pareil ailleurs. En Europe aussi, les mêmes situations provoquent des discussions sans fin. Un penalty est accordé dans un match, refusé dans un autre ; une main est sifflée ici, pas là-bas. C’est universel. Pour ma part, je défendrai toujours le football africain et je pars du principe que chacun essaie de faire son travail du mieux possible. »

« Nous aussi, nous avons été pénalisés »

Quitte à nourrir lui-même le débat qu’il souhaite apaiser, Walid Regragui est ensuite entré dans le détail. Convaincu que son équipe n’a pas toujours été traitée équitablement depuis le début de la compétition, il a dressé la liste de plusieurs situations litigieuses. « Face à la Tanzanie, on a voulu faire croire à un penalty alors qu’en Angleterre, ce genre de duel ne serait jamais sanctionné. En revanche, quand Bilal El Khannouss est poussé dans la surface contre le Mali, personne ne parle de penalty. Contre le Cameroun, Abde se fait marcher sur la cheville : si la VAR intervient, il y a faute. Sur Saibari aussi, le gardien sort et lui met les deux mains sur la tête, c’est penalty. Mais dès que c’est le Maroc, pays organisateur, tout devient suspect… »

Estimant que son travail et celui de son groupe sont parfois « dévalorisés » depuis son arrivée à la tête de la sélection, l’ancien international a conclu en appelant de ses vœux un arbitrage irréprochable pour la demi-finale de mercredi face au Nigeria. Une rencontre capitale, dans laquelle les Lions de l’Atlas espèrent surtout que le terrain reprendra le dessus sur les polémiques.

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